Le rocher d'Anna

Bonjour à tous,

Attention, ce blog change d'adresse retrouvez-moi sur : http://del420.vox.com

Ce blog a pour but de promouvoir le recueil de nouvelles que j'ai écrit et dont le titre est : "Le rocher d'Anna". Ce livre, qui devait, dans un premier temps être publié au mois de juin, sera finallement publié en novembre car je n'avais pas réuni les 150 commandes nécéssaires à sa parution. Je m'en excuse auprès de ceux qui l'attendaient.

Que dire sur cet ouvrage ?

D'une centaine de pages, il contient neufs nouvelles qui vous entraineront dans des histoires étranges, parfois angoissantes mais captivantes par un suspens qui vous tiendra jusqu'à la fin. Voici quelques extraits qui j'espère, vous donneront envie de le commander. Pour ce faire, suivez les instructions données à la fin de ce blog.

1er nouvelle - Les fantômes rouges :

"Stéphanie était complètement gelée, ses pieds et ses mains lui faisaient terriblement mal. Elle trépignait tout en soufflant sur ses doigts engourdis. Mais plus que le froid, c'est l'attente qui l'inquiétait. Depuis plus d'une heure maintenant elle faisait le guet dans l'allée. L'opération ne devait durer que dix minutes, Fred et Julien avaient promis de se dépêcher.

Après avoir jeté un coup d'oeil autour d'elle, elle 'avança jusqu'à la porte et colla son oreille, aucun bruit ne lui parvînt. Elle soupira puis regagna sa place contre le grand sapin.

- C'est pas possible mais qu'est-ce qu'ils foutent !

Ils avaient dû tomber sur des choses intéressantes et ils avaient oublié l'heure.

- Allez j'y vais !

Au moment où elle s'élança, la porte s'ouvrit.

- C'est pas trop tôt pensa-t-elle. Elle s'apprêtait à répéter cette phrase à haute voix lorsque son instinct la poussa à se cacher derrière un arbre : quelque chose clochait. La pleine lune lui permettait d'y voir assez distinctement et en y regardant de plus près, l'ombre qui sortait de l'encadrement de la porte lui était inconnue. Cet homme était beaucoup plus grand et plus costaud que ses deux comparses. Son coeur s'emballa et elle se serra contre l'arbre.

- Mon dieu, les propriétaires sont là !

L'homme fit deux pas et inspecta du regard les alentours. Avec effroi, Stéphanie vit briller la lame d'un couteau dans sa main gauche."

2ème nouvelle - Apocalypse :

"...Quelque chose la sortit soudain de sa torpeur. Le train ralentissait. Son coeur s'accéléra, les autres voyageurs s'étaient penchés aux fenêtres partageant ses craintes. Le train continuait de ralentir. Elle se leva. Juste à sa droite se trouvait la porte vitré. Elle regarda. Des dizaines de personnes attendaient sur le quai. Lorsqu'il virent que le train tardait à s'arrêter, ils se mirent à marcher, puis à courir. L'un d'eux s'accrocha à la porte où était postée Evelyne. Elle recula, apeurée. Tout le monde à l'intérieur retenait son souffle. Le train ne pouvait contenir autant de monde, il se composait d'un seul wagon. L'homme cogna à la porte et tenta de l'ouvrir criant à Evelyne de l'aider. Celle-ci s'approcha, hésitante, mais le train accéléra d'un coup et l'homme tomba. Elle pouvait entendre le cri des gens à l'extérieur qui suppliaient ou criaient leur colère. Le train les avait dépassés mais Evelyne, le nez collé à la vitre, les vit courir frénétiquement et tomber les uns après les autres.

Elle se rassit à sa place, honteuse. Q'aurait-elle pu faire d'autre ? Le train n'était pas assez grand et il y avait des gens malades à l'extérieur. De toute manière, c'était chacun pour soi maintenant, il fallait survivre.

Elle en était à ce stade de ses réflexions lorsque le train freina. Elle tomba sur le côté. Le crissement des freins lui perça les tympans. Un second choc la projeta de l'autre côté puis le train s'immobilisa. Tout le monde se regarda, surpris, sans oser prononcer une parole. Seuls, les deux personnes à peau noire semblaient en dehors du temps. La seconde porte en face d'Evelyne s'ouvrit violemment.

Quatre hommes entrèrent. Le premier, dont le nez était tordu, devait avoir une bonne trentaine d'années. Les trois autres étaient plus jeunes, deux d'entre eux devaient avoir entre vingt et vingt cinq ans, le dernier ne devait pas en avoir plus de dix-sept. Le plus âgé prit la parole.

- Salut tout le monde ! Aaah, ça chlingue ici ! faut vous laver les gars !

Ils refermèrent la porte et se dirigèrent dans le fond du wagon, à droite d'Evelyne. Ils émirent un long sifflement en apercevant la jeune fille à la jupe fendue. Lentement, le train redémarra. Le petit groupe se tenait debout, derrière le fauteuil où était assise la jeune fille. Elle baissa la tête, espérant sans doute qu'ils la laisseraient tranquille mais ce ne fut pas le cas.

Le plus âgé se pencha sur elle et tout en mâchant bruyamment son chewing-gum, entama la conversation :

- Salut, moi c'est Greg, et toi, ton petit nom c'est quoi ?

Elle ne répondit pas, faisant mine d'être absorbée par le paysage. Il lui tapa sur l'épaule.

- Oh ! J'te parle !

Un de ses copains contourna le fauteuil et fit signe à l'homme assis à côté d'elle de partir. Il le regarda, complètement ahuri puis se leva et alla s'asseoir par terre. Tous les garçons s'étaient regroupés autour de la jeune fille et la harcelait de questions ou de commentaires sur sa tenue. Complètement terrorisée, elle continuait de fixer la vitre sans répondre. Celui qui était assis à côté d'elle essaya de toucher sa poitrine mais elle le repoussa violemment. Il lui attrapa le poignet droit et son copain, debout derrière elle lui bloqua le poignet gauche.

- Alors quoi ! On veut juste s'amuser un peu, j'suis sûr que tu vas aimer ça !

Evelyne, habillée en garçon, rabattit la visière sur ses yeux, de peur d'être démasquée. Elle refit rapidement un tour d'horizon du wagon. Seul l'homme qui accompagnait les deux femmes et l'adolescent était capable d'intervenir. L'homme noir assis en face d'elle était âgé et visiblement en état de choc. Le dernier homme était celui qui venait d'être viré de sa place.

Evelyne glissa sa main dans la poche de son blouson. Ses doigts caressèrent la cross du révolver, ce qui la rassura. Elle n'avait aucune envie de s'en servir mais s'ils allaient trop loin elle le ferait."

3ème nouvelle - Le rocher d'Anna :

"... Aaah ! Je me sens beaucoup mieux ! On a tout de suite plus envie de se confier quand on est bien installé.

- Bien. Je vous écoute.

- Qu'est-ce que je dois vous dire ?

- Commencez par la raison qui vous amène.

- Ah oui, très bien, voilà : je suis un assassin. Ou une assassin. Comment dit-on, un ou une ?

- Un, je crois.

- Je ne sais pas quoi dire d'autre, posez-moi des questions.

- Quel genre de questions ?

- Décidément, vous êtes très énervante...Demandez-moi qui j'ai tué ?

- Qui avez-vous tué ?

- Cela vous intéresse ?

- Est-ce que vous avez envie de me le dire ?

- C'est pour cette raison que je suis là.

- Bien alors je vous écoute.

- Pour commencer nous avons tué notre père.

- Vous avez dit "nous", avec qui avez-vous tué votre père ?

- Avec ma soeur jumelle.

Silence.

- Vous ne me demander pas pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Je vais commencer à croire que vous n'écoutez rien. J'ai dit que j'avais tué notre père !

- j'ai entendu.

- Alors ? Vous ne me demandez pas pourquoi ?

- Dites-le-moi.

- Et bien parce qu'il était gentil.

- Vous avez donc tué votre père parce qu'il était gentil. Vous auriez voulu un père méchant ?

- Oui, cela eut été plus intéressant.

- En général, c'est plutôt le contraire ; mes patients viennent me voir parce que leur père ou leur mère était méchant.

- Et bien pas nous ! C'est terriblement ennuyeux un père gentil. Au moins, s'il avait été méchant nous aurions pu le détester, espérer un futur plus heureux et réfléchir à la façon de s'en débarrasser.

- Donc, s'il avait été méchant, vous l'auriez tué quand même.

- Je ne sais pas, vous avez de ces questions ! Probablement, mais ce qui est sûr c'est qu'il aurait vécu plus longtemps."

4ème nouvelle - Le grand voyage :

"...Elle le reconnu immédiatement, il était venu pour elle. Pour la première fois ils se retrouvaient face à face. Il lui apparaissait habillé de blanc, lumineux. Elle l'aurait sans doute pris pour un ange si elle ne l'avait pas reconnu. Elle ne sut lequel des deux avança mais ils se retrouvèrent rapidement tout près l'un de l'autre. Leurs corps de lumière se touchèrent, d'abords timidement puis se fût comme un embrasement. Il se fondirent l'un dans l'autre. Leurs consciences se mélangèrent pour n'en former plus qu'une, ils étaient un et deux à la fois. Ils commencèrent alors une ascension extraordinaire, ils se sentirent propulsés vers le haut, attirés vers un but inconnu. Plus ils montaient et plus ils se sentaient légers, détachés de la Terre. Ils n'étaient plus un, ni deux mais chaque habitant de la planète, chaque animal, chaque cellule, chaque particule. Ils étaient à la fois la goutte d'eau et l'océan tout entier, l'homme et la femme, le soleil et la Terre. Au coeur de cette ascension fulgurante, le doute insidieusement s'infiltra en eux : vers quoi ou vers qui étaient-ils attirés ? Le bien ou le mal ? La crainte commença à s'installer. Ils étaient seuls au milieu du néant. Alors, ils commencèrent à chercher quelque chose ou quelqu'un. Mais il n'y avait rien, rien que le noir, le noir absolu. La crainte fit bientôt place à la peur et la peur à la terreur. Celle-ci les aurait sans doute anéantis si elle n'avait disparu, les laissant à nouveau dans le vide. Puis il commencèrent à en vouloir à cette chose qui les avait abandonnés et la colère monta, de plus en plus forte, de plus en plus destructrice. Elle prit possession de leur être avec une force incroyable. Il fallait la laisser sortir, exploser ! mais à son tour elle se dissipa les laissant encore seuls. Dans le néant où ils se trouvaient, naquit la tristesse. Tout doucement, tout au fond de leur être, comme une petite boule, d'abord imperceptible, puis qui grandit, devenant de plus en plus lourde. Très vite ils se mirent à pleurer tous les malheurs du monde, toutes les souffrances de l'histoire de l'humanité, versant bien plus de larmes que leur corps de lumière ne pouvait en contenir, les laissant complètement secs et vides.

Au coeur de ce vide, jaillit alors une étincelle d'espoir, un tout petit espoir qui se mit lui aussi à grandir et se transforma bientôt en joie, en une joie grandissante. Elle s'empara d'eux avec une force plus profonde et plus puissante que ce qu'ils venaient de vivre précédemment. Cette force les bubmergea. Ils n'étaient plus dans le noir, ils baignaient dans une lumière douce et chaleureuse. Ils commencèrent à se diriger vers la source de cette lumière et plus ils s'en approchaient, plus ce sentiment d'amour grandissait. Ils n'étaient pas seuls, ils n'avaient jamais été seuls. Ils faisaient partie de l'univers, ils n'étaient qu'une pièce d'un immense puzzle. Ils savaient au fond d'eux qu'à la source de cette lumière se trouvait l'origine de tout ce qui existait dans l'univers. De cette source, ils recevraient la connaissance, la sagesse, l'amour. Mais au moment où ils allaient atteindre ce but, ils eurent tout à coup l'impression qu'un bras les saisissait à la nuque et les tirait en arrière. Ils essayèrent d'abord de résister mais l'attraction était telle que leurs efforts furent inutiles. Ils virent s'éloigner la source lumineuse, leurs esprits furent désunis. Chacun retrouva son unité, se sentant toujours redescendre à grande vitesse pour enfin retomber avec violence dans leur corps. La répercussion fut terrible."

Voilà, j'espère que ces extraits vous ont donné envie d'en savoir plus. Si vous êtes intéressés, vous pouvez télécharger et imprimer le bon de commande ci-dessous et l'envoyé, accompagné de votre chèque de 18 € aux éditions Bellier. Le livre devant paraître au mois de novembre, le chèque ne sera débité que vers le mois de septembre. Les frais de ports sont gratuits pour la France métropolitaine. Quoique vous décidiez, j'attends vos commentaires. A bientôt.

Delphine.

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